Trop c’est trop !
Article mis en ligne le 7 juillet 2012
par Ordi-Senior
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C’est vrai : il ne faut pas dépasser les limites !

[(Albert est content : il rentre chez lui après une semaine harassante de travail...
Sa semaine a pris fin Samedi 30 avril, très tard dans la soirée.
Il roule sur une route déserte, en pleine nuit, sous la pluie...)]

Tout à coup, Albert se rend compte qu’il a crevé !
- « Il ne manquait plus que ça ! » est sa première pensée.
Il arrête sa voiture, se prépare à changer sa roue sous la pluie, en pleine nuit.

Parvenu à son coffre arrière, il réalise tout à coup qu’il n’a pas fait réparer sa roue de secours !
Il va donc lui falloir trouver de l’aide.
Assis à sa place, il réfléchit à sa situation :
- la pluie ne cesse pas, et il ne fait pas très chaud
- la nuit est noire
- sa torche n’éclaire presque pas
- son téléphone portable est déchargé
- il est en pleine campagne
- la route est déserte...

Fatigué et démoralisé, il lève les yeux et aperçoit les lueurs d’un village qui lui semble ne pas être très éloigné. Il décide donc de prendre son courage à deux mains, et de s’y rendre, une roue sous le bras.
- « Il doit bien y avoir un garage dans ce village ! » se dit-il.
Et le voilà parti, sous la pluie, en pleine nuit noire.

En chemin, il se fait à lui-même quelques réflexions :
- « Je vais avoir droit au tarif de nuit, pour la réparation de mon pneu ! »
Puis, plus loin :
- « Et au tarif du Dimanche, vu l’heure ! »
Et il commence à s’énerver tout seul...

Un peu plus loin :
- « Et en plus c’est le premier Mai ! C’est le bouquet ! »
De tête, il essaie de faire un calcul sommaire :
- « Si le tarif est disons de 30 euros, avec toutes ces majorations, je vais en avoir pour, pour... au moins 100 euros, si c’est pas plus ! »
Et là, là, il est vraiment énervé, au bout du rouleau !

A tel point qu’il ne s’est pas rendu compte qu’il avait atteint le village et se trouvait devant le garage du village.
Il tape à la porte, fait du bruit, se manifeste avec colère.
Au bout de deux minutes, une lumière apparaît à la fenêtre du 1er étage, puis un homme pas encore bien réveillé :
- « Qu’est-ce qui se passe ? »

Alors Albert, qui a ruminé sa rancœur tout au long du chemin, qui est trempé jusqu’aux os, qui a froid, qui n’en peut plus, crie :

- « TU PEUX TE LA GARDER, TA ROUE DE SECOURS À 100 EUROS ! »


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